Jusqu'en janvier 2028
L'EXPOSITION EN BREF
En l'an 4026, notre civilisation n'est plus qu'un souvenir fragmentaire. Les supports numériques, magnétiques et papier ont disparu. Le plastique n'a pas résisté aux siècles. De notre monde, il ne reste que quelques éclats de métal, des tessons de verre, des fragments de terre cuite ou de pierre — exhumés par hasard, interprétés avec rigueur, et parfois avec erreur.
C'est ce vertige que propose Futur antérieur : retourner le regard de l'archéologue sur nous-mêmes.
Dans cette exposition décalée et profondément réflexive, des objets du quotidien — une pelle, un arrosoir, un nain de jardin, une carte mère d'ordinateur — deviennent des reliques. Classés, étiquetés, exposés sous vitrines, ils sont restitués selon des logiques rigoureuses mais pas toujours fondées. La pelle rejoint les poêles. Les douilles de fusil deviennent des fioles. L'arrosoir, un vase d'apparat. Le nain de jardin, la figurine d'un prêtre ou d'un notable.
Futur antérieur donne à réfléchir — et fait rire.
CONTEXTE ET ADAPTATION
Créée en 2002 par le Musée romain de Lausanne-Vidy, l'exposition a depuis voyagé dans de nombreux musées européens. Le Pôle d'interprétation de la Préhistoire en propose aujourd'hui une réinterprétation originale, ancrée dans la vallée de la Vézère.
Cette adaptation inédite enrichit le propos initial d'une scénographie immersive et d'une création sonore signée Nicolas Munch, qui plongent le visiteur dans un espace-temps flottant entre ombre et lumière, effacement et réapparition.
Jusqu'en janvier 2028. Entrée libre.
