
A présent bien mis en évidence au Néolithique, le cannibalisme est plus difficile à établir pour le Paléolithique : les traces de découpe, plus anciennes, retrouvées à la surface des ossements peuvent également être dues à des modifications naturelles intervenues après l’enfouissement.
Collection paléoanthropologique du site moutérien des Pradelles (Marillac-le-Franc, Charente) propriété du Ministère de la Culture et de la Communication. On note la présence de 48 vestiges différents représentant 7 individus distincts. Photo : équipe de fouille des Pradelles (B. Maureille, dir.)
Le site des Pradelles en Charente, dont la fouille est dirigée par Bruno Maureille, a fourni les vestiges d’au moins huit hommes de Néandertal. Ceux-ci sont mélangés aux ossements animaux également présents sur le site. Des traces de découpe et des impacts de fracturation ont été observés sur l’ensemble des os, animaux et humains. La position de ces marques semble également montrer une exploitation à des fins alimentaires ; ceci n’exclue par pour autant des gestes liés à des pratiques funéraires.
En savoir plus : Mussini C, Maureille B, Mann A., Garralda M.D., Vandermeersch B. (2009) Identification de gestes particuliers envers les morts au Paléolithique moyen : l’exemple des Pradelles (Marillac-le-Franc, Charente) XXIXème colloque du Groupement des Anthropologistes de Langue Française, Talence, 27-29 mai 2009.
Célimène Mussini est doctorante à l’UMR 5199-LAPP
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